2è Rallye de la Jordanie
Un rallye dans le désert
Organisé pour la première fois en championnat du monde en 2008, le rallye de Jordanie est réapparu cette année au calendrier du WRC après avoir respecté la règle de l'alternance d'une saison, imposée par la FIA à toutes les épreuves. Après la Suède et le Mexique, la Jordanie propose un décor très contrasté, quasi désertique sur les rivages surchauffés de la Mer Morte. Les paysages rocailleux et secs à 400 mètres au dessous du niveau de la mer, soit le point le plus bas de la planète, et nettement plus verdoyants autour d'Aman, la capital du royaume, située à 700 mètres, offrent des perspectives illimitées aux objectifs des photographes. Le parcours, unanimement considéré comme le plus difficile, a peu évolué à l'occasion de cette deuxième édition d'une épreuve, qui compte chaque année pour le championnat du Moyen-Orient. A l'exception de la cérémonie de départ donné le jeudi matin dans le grandiose site archéologique romain de Jerash.
La particularité de ce troisième rendez-vous de l'année est de se dérouler du jeudi au samedi, respectant à la lettre une volonté de la Fédération Internationale qui laisse plus de liberté d'action aux organisateurs. La pluie tombée fin mars a entamé le revêtement des spéciales qui ont subi, par endroit, une réfection tardive. Le sol se révèle moins dur qu'en 2008 et surtout beaucoup plus glissant. Une fois encore lors d'un rallye sur terre, la position dans l'ordre des départs devraient jouer un rôle crucial. Leader du championnat et donc premier sur la route le jeudi, Sébastien Loeb en est conscient : « Ce sera un désavantage ici mais il faut faire avec. C'est la règle du jeu. On verra bien comment ça se passera. » La première étape est logiquement dominée par les pilotes s'élançant au-delà de la 5e position et qui profite de trajectoires offrant une meilleure adhérence au sol. Le résultat de la journée se révèle favorable à l'équipe Citroën Total avec Sébastien Loeb placé en 3e position juste derrière son compatriote Sébastien Ogier. A l'inverse, Dani Sordo préfère rétrograder à la 6e place afin d'être bien placé le lendemain. |