Nouvelle-Zélande :
Loeb tape un pont
A l'occasion de son retour dans le calendrier mondial, après une saison d'interruption provoquée par la règle de l'alternance entre les épreuves, la 40e édition du rallye de Nouvelle-Zélande retrouve sa base d'Auckland, désertée depuis 2005 au profit d'Hamilton. Conséquence directe de cette relocalisation, les spéciales de la région de Whangarei, à l'extrême nord de l'île, sont empruntées de nouveau lors de la première étape. Autre particularité significative de la seule manche organisée dans la zone Océanie, le parcours propose plusieurs types de revêtements, en majorité sur terre mais avec plusieurs dizaines de kilomètres de spéciales sur asphalte. Cependant, la caractéristique principale de cette course unique en son genre, se situe au niveau relief des routes qui ne s'avèrent presque jamais plates. Les virages relevés permettent aux pilotes de jouer avec l'équilibre de leurs voitures pour passer au plus vite d'une courbe à l'autre. Le plus bel exemple de ce bombage se situe dans l'épreuve de Whaanga Coast, tracée au bord de la mer de Tasmanie. Ce tronçon qui fait le bonheur des photographes, a été le théâtre de fantastiques batailles sportives lors des deux dernières éditions. En 2007, Sébastien Loeb avait vu la victoire lui échapper pour trois dixièmes de secondes au profit de Marcus Gronholm tandis que l'année suivante, les Ford s'étaient mis les pieds dans le tapis, offrant en toute fin de parcours la victoire sur un plateau à Citroën.
Déjà vainqueur à deux reprises en Nouvelle, en 2005 puis en 2008, Sébastien Loeb souhaitait poursuivre sa série victorieuse entamée au rallye du Mexique afin d'augmenter son avance en tête du championnat du monde. Sa position de leader du championnat lui procure le désavantage d'évoluer en première position au cours de la première étape qui se révèle particulièrement glissante. Pour le sextuple champion du monde, il n'y a pas d'autre alternative que celle de prendre tous les risques pour rester au contact : « C'est assez frustrant car j'attaque au maximum et cela ne se remarque pas puisque j'évolue autour de la 4e ou 5e place. Le handicap est l'ordre d'une demie seconde perdue par kilomètre sur mes rivaux qui profite de mes traces pour avoir une meilleure adhérence. Je ne peux rien faire d'autre que subir cette situation sur des routes très glissantes. »
Peu avant la fin de la boucle de spéciales de la matinée, Sébastien Loeb perd le contrôle de sa C4 dont le dérapage se termine contre un pont. Le choc, assez violent, endommage la porte gauche. Le pilote Citroën tente dans un premier temps de rouler en la tenant à la main avant de s'arrêter pour l'arrimer à l'arceau de sécurité à l'aide de la sangle de secours. L'opération lui fait concéder près d'une minute et demie et le rétrograde à la 8e place du classement provisoire. « A partir de cet instant, je n'ai plus rien d'autre à faire que de rouler le plus vite possible afin de remonter vers la tête de la course. » Pendant que Loeb chutait, ses équipiers caracolaient en tête. Sébastien Ogier et Dani Sordo s'échangeaient même le commandement en cours d'étape qu'ils terminaient, enfin de compte, aux 3e et 4e places.
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